|
Le 30 juillet 2006:
C’est en
tandem que nous avons décidé de courir, cette année sur la coupe de France de
VTT marathon. Nous avons fait ce choix après 2 essais l’année dernière. Et le
challenge est de taille ! Déjà la course en elle-même, généralement elle
fait plus de 100 Km et tourne entre les 2000 à 3000m de dénivelées positives.
Et puis emmener le tandem jusqu’au bout !
Nous voici donc à Val Thorens pour cette première
étape qui est également le support de la finale de la coupe du Monde de la
discipline, y’a du beau monde…
Nous
arrivons dans la nuit de vendredi à samedi où nous rejoignons Emmanuelle et
Vincent qui, eux aussi vont participer en TTT (Tandem Tout Terrain). Le samedi
matin est consacré à l’administratif et au repos, alors que l’après midi, ce
sera reconnaissance du départ et mécanique (eh oui, ça commence). Cela permet
également une rapide acclimatation à l’altitude (2300m).
Nous
partons à 8h00 pour 75 Km et 3000m de D+. D’entrée, une énorme patate pour
monter à 3000m sur le glacier, comme qui dirait, ça fait un bon échauffement.
Nous basculons dans la descente aprés 1h de grimpette, ça à fait mal au jambes
et aux poumons (l’altitude) et comptons sur la descente pour relâcher un peu,
mais c’est peine perdue car elle est technique. On passe dans des plaques de
neige (qui nous plantent net d’ailleurs) puis on se fait secouer comme des
pruniers avec une première question qui s’installe, comment se fait il que je n’ai
plus de frein avant? C’est ce qu’on appelle un moment de solitude. Il est
revenu de lui-même quelques instants plus tard, cela me permet à nouveaux d’attaquer
dans les descentes. Niveau mécanique je pense que c’est une bulle d’air qui c’est
formée à cause de l’altitude, mais on ne saura jamais.
Nous voilà de
retour sur la station après cette première boucle. Après un passage au cœur de celle-ci,
nous attaquons dans une courte descente afin de ne pas trop galérer dans le petit
raidillon juste après. Nous arrivons un peu trop vite sur celui-ci qui nous
sert finalement... de rampe de lancement, et nous permet de faire notre école de
vol en TTT, avec atterrissage réussit mais dans l’euphorie, nous explosons notre de chaîne de transmission
quelques centaine de mètre plus loin. Un peu de mécanique en pleine montagne, c’est
toujours cool ! Nous repartons 5 min plus tard, pour engager une succession
de single track et de descente pendant un long moment jusqu'à un petit village
qui va marquer le début d’un long calvaire qui fait 800m de D+ et que l'on appelera, patate 2, elle est longue
la sal… on la finira à pied comme tous ce qui sont autour de nous pour
atteindre au sommet le 2eme ravitaillement. Re-descente et on attaque un single
track technique pour les solos, alors pour les TTT c’est loin d’être le top! Et
là, un léger faux plat descendant, une grosse pierre mal négociée… ET nous voilà faisant des
figures libres et du vol en contre bas du sentier. Pour Eric, son casque lui
évite de voir des étoiles… Plus de peur que de mal car nous n’avons rien mais ce
n’est pas vraiment le cas pour notre monture. La fourche (notre belle fournalès) à une vis qui à lâchée
et à occasionnée le vrillage de la platine du bas, ce qui, en clair donne une
roue à 45° par rapport au vélo, c’est pas très pratique…

Ca fait 4h30 qu’on
pédale sous un soleil de plomb et il reste 23 Km que nous finirons quand même…
à pied. (Si on veut marquer des points, nous n’avons pas le choix). L’un prend
les 2 roues, l’autre le reste sur son dos et nous voilà partis pour ce dernier
tiers de course et la troisième bosse de 700m de D+.
Le soleil est
toujours là, nous ne nous rendons pas compte à cause de l’altitude, mais il
nous cuit littéralement (vu les cloques qui sont apparut le lendemain sur les
coups de soleils), nous montons, montons…jusqu’au pied d’une piste noire qu’il
faut, elle aussi monter, je cherche toujours l'intêret de celle ci. Moi, c’est simple, je suis cuit (dans tous les sens du
terme). C’est donc Eric qui monte notre destroyer jusqu’en haut, je sais pas
comment il fait (faudrait regarder comment il est fait dedans, le gars) mais le résultat
et là, le TTT est en haut, 4Km de descente et nous passons la ligne d’arrivé après
presque 9 h de course (oui, presque car la limite c’était 9h) en dernier pour
les 75 Km (qui ne faisait que 65 au compteur de nombreux vtt, heureusement pour
nous !!!). Emma et Vincent on déjà pliés leurs bagages, ça fait 2 h qu’ils
sont arrivés. En classement ils sont 2eme, juste devant nous car sur les 4 au
départ, l’un a abandonné pour des problèmes de freins. C’est aussi ça le TTT,
car le plus gros ennemi ce n’est pas forcement le physique, mais c’est pouvoir
aller jusqu’au bout sans casse. Prochain rendez vous, c’est la Bourboule, fin août,
avec 100 Km et 2800 de D+.
[Source: Miguel Tirbois]
Composition de l’équipe:
Eric et Miguel
Place: 3eme
|